L'esprit de Lùz

C'est l'endroit où l'on peut venir voir grandir Lùz la belle plante..! Des souvenirs qu'elle retrouvera avec plaisir quand elle sera plus grande..! A place where everybody's welcome !!

septembre 28, 2006

L'arbre à palabres

Lùz est enracinée en moi comme cet arbre à ce champ, et pousse inexorablement malgré le vent, la pluie, les tempêtes et la sécheresse.
En dépit de tous les évènements, de tous ces coups de vent, elle grandit indépendemment dans son monde à elle...

Je voudrais la protéger pour ne pas voir ses branches se casser..., je rêve qu'elle ne souffre jamais, tel un tuteur je l'aiderais à s'élancer le regard tourné vers les étoiles.

Je ne suis qu'un Homme, avec ses failles et ses souffrances, un Homme cabossé par le tourbillon de la vie.
Vie de bohème ou vie de château c'est à elle de choisir, je suis l'arc elle est la flèche...


Il n'y a pas longtemps, à l'heure de la sieste :

- "Papa !!...., papa !! ?!"

- " Quoi ?!"

- " Papa !!..., papa !!?!"

- "Mais qu'est-ce qu'il y a Lùz, c'est le moment de dormir maintenant..!"

- "Papa...!!, je t'aime, je t'aiiiiiiime (en criant) !!"

Et je suis rentré dans la chambre, tout ému, la prenant dans mes bras pour la couvrir de batchik..

Cela arrive de plus en plus souvent, au cours d'une conversation, dans la voiture, en jouant, elle me glisse des "je t'aime" subrepticement, comme une baie rouge sur la neige immaculée.., des vibrations d'amour pur.
A mon tour :
- " Lùz..!, Lùz...?!!"
- " Keski ya papa ?"
- " Lùùùz !, Lùùùùz !!"
- " Mais quoi ??!!!"
- " JE T'AIIIIIIIIIME !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

septembre 23, 2006

22 Septembre 2006

!!!!!! FELIZ COMPLEANOS LUZ DJAN !!!!!!

Aujourd'hui c'était jour de fête, non pas pour fêter l'arrivée de l'automne (on s'en passerait bien !), mais pour toi Lùzette qui soufflait tes 3 bougies aujourd'hui.
Toute cette journée m'a replongée trois ans en arrière, et j'ai revécu la journée magique de ton arrivée dés le saut du lit..!
Je me suis rappelé tous les détails de cet accouchement à rallonge, qui a duré prés de 24 heures de la première contraction jusqu'à ton arrivée, et je ne suis pas prêt de le zapper de ma mémoire..! Je n'étais pas entrain de faire les 100 pas à côté de la salle d'accouchement comme beaucoup de papas, mais j'étais bel et bien dans le vif du sujet du début à la fin !! Les jambes flageollantes de manque de sommeil, de station debout plus que prolongée et d'émotions fortes, et ne plus en pouvoir de bonheur au moment de la délivrance (pour employer le jargon médical !)..! C'est un moment gravé dans ma mémoire dont je me rappelle chaque détail, et je pourrais te conter cette journée à chacun de tes anniversaires sans en oublier une miette !
Ta mère était en transe, elle insultait tout le monde tellement la douleur était intense (oui, je sais.., y'en a qui ont eu moins mal que ça..!!), même la sage femme a pris parce qu'elle vouvoyait ta mère, et je me rappelle de ses propos, que cette Virginie allait mettre au monde sa fille (toi) et qu'elle faisait des manières avec le vouvoiement..!
Trop cocasse comme situation quand j'y repense aujourd'hui..!! Pour te dire, en arrivant à l'hôpital, ta mère s'arrêtait à chaque contraction, et se tordait en quatre en plein milieu des couloirs, et là, un papi qui voulait faire sa b.a de la journée lui a proposé une chaise pour s'asseoir, croyant qu'elle allait tomber, qu'elle se sentait mal...! Il s'est fait recevoir joliment et traité de tous les noms d'oiseaux rares des Deux-Sèvres par ta mère.., et moi qui l'excusait ne sachant plus ou me mettre..!! C'était vraiment des moments extraordinaires et drôles aprés coup.
Et à 10h58 précisément tu as poussé un cri énorme qui a réveillé tous tes voisins sûrement.., et tu t'es callé directement au sein rassurant de ta maman.
Aprés cette première tétée, j'ai pû couper le cordon et te prendre dans mes bras..., à moins que ça soit avant la tétée.., je ne sais plus.., ces moments-là étaient bien trop hors du temps, et j'étais bien trop bouleversé pour tout remettre dans l'ordre..!
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que j'ai fait le boulot de la sage femme ensuite, puisque c'est moi qui t'ai pesé, mesuré et habillée..., je ne voulais plus te lâcher... ! C'est donc de mes mains tremblantes et gauches à souhait que pour la première fois je prenais soin de toi.., et je t'emportais vite vers des atmosphères plus saines, loin des maladies nosocomiales de ce cher hôpital...
Tous ces instants j'ai l'impression que c'était hier..., le temps défile à une allure folle depuis toi.., tu pousses à la vitesse de l'éclair, et je ne te vois pas grandir...



CHAD TARINEROU LUZ,
YES QUEZ SIROUMEM,


KO KYANKI, IM KYANKI E...

CHAD BATCHIK QUESI SIRELI.

septembre 17, 2006

Lùz à l'école

Et c'est parti mon kiki !!
Le 14 Septembre 2006, Lùz est rentrée à l'école pour de bon, en petite section de maternelle, au sein du groupe scolaire Bongraine à La Rochelle.
C'était une journée mémorable.., où nous avions l'impression avec sa maman de rentrer nous-même en cours, aprés les grandes vacances, le même stress, la même pression de l'inconnu !! La veille de la rentrée, nous avons passé l'aprés-midi tous les trois en ville, afin d'acheter les dernieres babioles demandées par l'institutrice. Lùz a choisi son classeur (rose !!), des autocollants pour le décorer, sa maman a choisi des petits chaussons moelleux et doux, et moi j'ai passé mon temps à faire le zouave, à faire plaisir à Lùz avant le jour J. Elle a choisi Benjamin le poussin dans une vitrine,
un petit personnage qu'elle s'est trimbalé partout, toute heureuse de sa nouvelle acquisition !
Aprés avoir mangé un bon goûter, nous sommes rentrés et nous avons décoré le beau classeur avec des stickers en forme de papillons, de fleurs, et de bonbons, les préférés de Lùz !!
Puis aprés un bon repas, la ramougnette est allé au lit tôt, histoire de bien récupérer pour être en forme le lendemain. Nous, on a pas pû se coucher tôt tellement les discussions allaient bon train, un nouveau tournant important étant entrain d'opérer dans nos vies de parents. Donc, il a fallu beaucoup tchatcher pour se mettre d'accord sur l'organisation de l'année, en terme de visites, de pension alimentaire, et tout le toutim.
Alors le réveil a été difficile, surtout pour la mère de Lùz, qui stressait pour tout !! Et moi je décompensais en faisant le clown, comme d'habitude, en étant le plus doux possible avec Lùz.
Et l'arrivée dans la classe a été à la hauteur de mes espérances.., Lùz qui s'installe direct à une table (celle de la pâte à modeler), deux institutrices au taquet (27 gamins excusez du peu !), quelques parents sous pression, des enfants qui pleuraient (pas beaucoup), et des enfants bien à l'aise, comme la petite Lou, qui a engagé la discussion avec moi tout de suite. A peine je m'asseyais sur les mini-bancs en attendant que tous les parents remplissent les formalités, que miss Lou me disait: "tu peux pas t'asseoir sur un banc de petits", et moi de lui rétorquer:".. ah bon, j'ai pas le droit de m'asseoir sur un banc de petits..??!", et le contact était établi avec peut-être une des futures copines de Lùz. Et on est resté une demi heure dans la classe, Yolande et Karine les instit' ont eu l'air sympa, assez disponibles et à l'écoute des loulous. Et le moment fatidique est arrivé, il a fallu partir, et là, Lùz a commencé à froncer son sourire, et en lui disant de me faire une petite tarte au fraise avec beaucoup de chantilly avec sa pâte à modeler, j'ai désamorcé son pincement au coeur en douceur...
Et j'ai retrouvé Lùz en fin de matinée, pimpante et souriante.., que du bonheur !!
Puis le lendemain matin, je me suis proposé de l'emmener tout seul, car je reprenais le train en suivant... C'était un moment trés intense ce deuxième matin, car on était tous les deux, et j'ai pu toucher du doigt à quel point ça sera génial d'avoir Lùz à la maison plus tard, et de vivre ces moments privilégiés avec elle.., il me tarde !!
Voilà, maintenant la machine est lancée, mais qui sait, l'école n'étant pas une obligation, si un jour Lùz ne se retrouvera pas en terre étrangère à apprendre d'autres enseignements venants de sources différentes, l'école de la vie, de la vraie vie...